Echos...Echos...


 

LA NOUVELLE TRADUCTION DE LA BIBLE "PAROLE DE VIE"

Le 4 décembre dernier au Palais de l’Unesco à Paris a eu lieu la cérémonie de lancement de la Bible “Parole de vie”. C’est émouvant d’assister à la naissance d’une nouvelle Bible d’autant que celle-ci me semble répondre à un besoin urgent de notre époque. En effet nous assistons tous au recul de la lecture de la Bible, de la lecture tout court devrais-je dire. Les professionnels du livre s’en alarment déjà. Le temps quotidien réservé à la lecture est de plus en plus maigre et la lecture solitaire de la Bible devient une pratique rare. L’arrivée sur le marché de cette nouvelle traduction est providentielle car elle va permettre à beaucoup de personnes d’aborder la lecture avec plus de facilité. Le travail des traducteurs a été de simplifier au maximum le vocabulaire sans pour autant simplifier le message biblique ! Les psaumes en particulier semblent plus près de la langue originale hébraïque. L’hébreu est souvent très concret et rude ; les traductions du 19ème siècle donnaient plutôt un langage littéraire un peu précieux.

Nous utilisons depuis longtemps les Evangiles traduits dans cette langue simple et claire, dans les prisons, les écoles, dans nos spectacles mettant en scène le texte biblique. Pourquoi ? Parce qu’il est plus oral, plus immédiatement compréhensible pour l’oreille.

Nous avons été invités lors de cette cérémonie au Palais de l’Unesco pour lire et chanter des psaumes. La cérémonie faisait alterner les messages des personnalités présentes (Mme Rosa Guerreiro déléguée de l’Unesco, Monseigneur Mvé, Christian Seytre, Mr Phil Noss, le Nonce apostolique et j’en oublie..) et des lectures du texte lui-même.

Je chantais un psaume en hébreu puis, Alain disait ce même psaume dans la Bible “Parole de vie”. Nous avons aussi dit le Notre Père (très beau dans cette version) puis je l’ai chanté en araméen.

Vous pouvez vous rendre sur le site de l'Alliance Biblique Française : http://www.la-bible.net/

 Marion Combes

 

A PROPOS DU SPECTACLE EN SOLO D’ALAIN PORTENSEIGNE : “Les Assiégés”

Après le Nouveau Testament présenté par Frère Dominique d'En Calcat, l'Ancien Testament était évoqué par Alain Portenseigne du groupe "Aventures" d'Albi. C'était, au Château de St. Amans Valtoret le deuxième temps fort de la semaine organisée sur la haute vallée du Thoré autour du thème "Bible" par les communautés protestante et catholique. Beaucoup de questions posées aux spectateurs au cours de ce "One-Man-Show" au rythme toujours soutenu. Qui est le véritable assiégé? Celui qui se trouve pris au piège de ses propres remparts, ou celui qui campe devant la porte de la ville, empêchant toute entrée comme toute sortie ? Celui qui à l'intérieur commence à mourir de faim, au point de manger ses propres enfants ou celui qui, dans son camp à l'extérieur, se ronge de ne pas voir tomber le fruit mûr qu'il désire cueillir ? Qui est responsable du malheur ? Un Dieu qui ne répond pas aux désirs de son peuple ou le peuple lui-même qui perd trop vite espoir ? Autant de questions que chacun était amené à se poser personnellement et sur lesquelles il fut possible d'échanger à la fin du spectacle... Ce sont finalement toutes les questions auxquelles la lecture de la Bible invite à réfléchir tous ceux qui la parcourent... 

Christian Saussol, diacre. " La dépêche " le 2 décembre 2000

 

L’Evangile : base de notre culture
 
Echos d’un collège catholique
 
Des catéchistes et des professeurs de français de quatrième ont proposé cette année que tous les élèves du niveau, qu’ils participent ou non à la catéchèse habituellement, suivent un cours de culture religieuse et abordent l’étude d’un Evangile en cours de français.
Il paraît en effet inconcevable que notre enseignement puisse ignorer les fondements bibliques sur lesquels s’appuient pour une large part notre société et notre culture. N’est ce pas la mission première de l’enseignement catholique que d’aider les élèves, dans le respect des consciences, à se forger une personnalité solide en comprenant peu à peu le monde dans lequel ils vivent ? Dans un premier temps, les catéchistes chargés des quatrièmes ont présenté à tous les élèves, divisés en petits groupes, la naissance du christianisme, la Palestine, la Bible, les évangélistes...
Cette étude, présentée sous forme de livret de travaux dirigés, a duré environ deux mois et a concerné l’ensemble des élèves du niveau. Conscients du lien entre ce cours de culture religieuse et leur futur programme de français, les élèves se sont montrés attentifs et intéressés, bien plus qu’ils ne l’auraient été dans un autre cadre.
Les professeurs de français ont ensuite proposé aux élèves un travail plus littéraire : l’étude de l’Evangile de Marc (le plus court et le plus accessible aux jeunes).
Après une lecture intégrale du texte, divers aspects ont été approfondis : la structure générale, la
spécificité du style évangélique (la parabole), l’étude des personnages (les proches de Jésus, les opposants, les foules), la construction du récit de la Passion et de la Résurrection. Les élèves ont aussi étudié des passages par coeur et mimé certaines scènes (Mc 2 : la guérison du paralytique, Mc 12 : La parabole du vigneron...)
Pour que ce travail ne soit pas seulement technique mais prenne une véritable “épaisseur” humaine, la séquence s’est terminée par le spectacle “Marc : l’Evangile” joué par Alain et Marion Combes.
[...] Cette expérience a montré qu’il ne faut pas hésiter à proposer aux élèves des activités qui abordent la question de la foi et de ses fondements même si elles semblent difficiles et exigeantes. La qualité du silence qui régnait au cours du spectalce d’Alain et Marion Combes a montré combien les élèves sont capables de sentir ce qui est profond et “vrai”[...]
 
Isabelle Mimart, professeur de français.

Voir aussi pour ce qui concerne ce thème "un site pour enseigner le fait religieux" :

http://www.enseignement-et-religions.org
 

JE SERAI L’AMOUR
 
Le Cantique des Cantiques à Montbéliard  (Eglise Luthérienne)
 
 
Comble du bonheur, les COMBES sont venus parmi nous et ont chanté tout l'amour de
la Bible.
Alain et Marion, comédiens, chanteurs, formateurs et chrétiens, ce qui ne gâche rien,
nous ont tour à tour enseignés, renseignés, bougés, bouleversés, charmés tout en nous
faisant travailler nos expressions corporelles et orales.
Nous nous sommes attachés aux  rythmes, à la respiration de l'intervenant et de l'auditoire, nous avons appris l'importance des silences, du souffle, de la préparation :
avant de donner ou partager un texte, il nous faut d'abord l'accueillir, le recevoir...
Pendant une dizaine d'heures, 25 moniteurs et autres responsables qui ont en charge la lecture de la Bible ont été initiés à l'art de dire un texte. Ensuite, ce fut l'occasion de voir et d'entendre, de recevoir les Combes “ en scène “.
Comble du bonheur ! “Dis-moi, toi qui aimes mon âme, où tu fais paître, où tu fais reposer ton troupeau à midi ?.. ”.
De Damas ou de Tirsa, du mont Galaad ou du Carmel, nous sommes descendus dans les jardins de Jérusalem, où se répandent  les parfums des fruits, l'odeur du cèdre du Liban, où s'élèvent les palmiers, où poussent les vignes en fleur et où les pommes sont à croquer..
Nous avons accompagné Alain et Marion à travers le “ Cantique des cantiques ”, ce Chant d'amour de la Bible, ponctué par quelques Psaumes bien choisis. De temps en  temps, Marion nous fait cadeau de sa belle voix en chantant les psaumes en hébreu, apportant des couleurs riches et chatoyantes au cœur de Montbéliard, où l'église Saint Martin jetait l'ombre du cèdre et du palmier dans un pays où coule le lait et le miel, où nous participions à cette histoire d'amour entre Dieu et les hommes.
Ce dont nous sommes sûres, c'est que l'espace d'une heure qui avait goût d'éternité,
nous étions portés ailleurs, jusqu'aux derniers mots : “ Je suis à tes yeux comme celle
qui a trouvé la paix ”.

Carole FROHN
 

Dire l'Evangile dans les prisons de Provence

 

J’ETAIS EN PRISON ET VOUS M’AVEZ VISITE...

Les 8, 9 et 10 octobre 1999, les aumôniers des prisons d'Avignon et de Tarascon ont accueilli Marion et Alain Combes. Leur venue avait été préparée par un petit groupe de la paroisse d'Avignon.

Le vendredi 8 octobre avait lieu une soirée au Lycée Saint-Joseph qui mettait à la disposition des organisateurs une belle salle de spectacle. Marion et Alain présentaient "Marc : l'Évangile". Un public d'une bonne centaine de personnes s'était rassemblé. Après le spectacle, nombreux étaient ceux qui sont allés échanger quelques mots avec Marion et Alain, manifestant leur intérêt pour ce témoignage simple et fort.

Le samedi 9 octobre au matin, Marion et Alain allaient partager "Paroles d'Évangile" à la Maison d'Arrêt d'Avignon. Première séance au Quartier Hommes. Au deuxième étage, tout au fond de longs couloirs une trentaine de détenus les attendaient. Le lieu : une salle qui, selon les circonstances, sert de classe, de chapelle, de théâtre.., Beaucoup d'attention de la part du public. Puis beaucoup de questions aussi, d'étonnement de la part de ces hommes devant un témoignage si simple, si dépouillé. "Mais pourquoi faites-vous cela ?" demandent-ils.

Puis c'est la descente au quartier Femmes. Très peu de détenues sont là, quatre ou cinq. Marion et Alain, à nouveau, vivent avec elles "Paroles d'Évangile". La pièce est petite, sombre. Et là monte une grande émotion. Les femmes détenues essuient quelques larmes, paraissent captivées. Nous sommes tous pris par la force de ce qui se dit, se joue, se vit, dans une telle proximité. Depuis, les détenus nous ont souvent reparlé de ces moments.

Nous sommes heureux d’avoir réalisé ce projet qui nous tenait à cœur. Souhaitons que nous puissions renouveler ce type d’initiative.

Catherine Zuber, Aumônier de prison.

Dans le prolongement de ces visites dans les prisons d’Avignon et Tarascon, Alain et Marion sont allés à la prison des Baumettes à Marseille puis ont présenté “Marc l’Évangile” au temple rue Grignan devant plus de 300 personnes venues soutenir cette action.


 

LE  CHRISTIANISME...

Au lycée, ça se discute sans dispute !  (par Alain Portenseigne)

A la rentrée 1998-99, j'ai rencontré le responsable de la pastorale d'un établissement scolaire privé.  Il cherchait un thème de démarche pastorale pour ses terminales. Il avait constaté la difficulté, ces deux dernières années notamment, de maintenir un lien avec eux. Problème accentué par le lourd programme des terminales et leur désintérêt pour tout ce qui touche au christianisme. Il lui semblait nécessaire d'adopter une méthode différente. Au lieu de proposer de manière facultative à certains, comme les années précédentes, des réunions fréquentes et régulières, de plus en plus désertées, il envisageait plutôt de rendre obligatoire pour toutes les terminales, des temps forts, pendant l'année scolaire. C'est donc la première fois que j'ai pu proposer dans un lycée une collaboration suivie avec les mêmes jeunes sur toute une année scolaire.

Trois temps forts : J'ai d'abord proposé "Drôle d'enquête", pour susciter des questions, des réactions autour de leur propre expérience du christianisme. Cela permettait d'ouvrir la réflexion avec un spectacle accessible, dans un langage d'aujourd'hui.

Deuxième temps, autour de l'Ancien Testament, avec pour guide : "Jonas", spectacle que je présente maintenant depuis des années et qui suscite de bons débats.

Le Troisième temps reste encore à construire. Il pourrait être orienté vers «une rencontre avec Jésus».  Trois heures dans l'établissement pour chaque temps fort , avec 300 jeunes de 16 à 18 ans, sur deux séances. Après le spectacle, un partage en groupes restreints était animé par un responsable pastoral, en présence des comédiens. Les professeurs étaient aussi invités à participer. Comme piste de réflexion, un questionnaire avait été préparé par les responsables.

Bilan : En fin de séance, il était important de faire une évaluation de ce que nous avions tous vécus. Quelques jeunes n'ont pas trouvé normal qu'on leur impose ce genre de rencontre. La plupart pourtant a trouvé intéressante et originale cette approche. L'humour aidant, ils voient dans le théâtre un support très vivant, respectant leur liberté de penser. Un musulman, par exemple, dit avoir découvert des choses intéressantes qu'il ne connaissait pas sur le christianisme.
Au bout du compte, ce genre d'initiative a permis à de nombreux jeunes de s'exprimer sur leur foi ou leur doutes, leurs incompréhensions aussi, et parfois de témoigner devant les autres, ce qui demande du courage !
En règle générale, beaucoup reconnaissent qu'ils ont passé de bons moments et qu'il aurait été dommage que ces rencontres soient facultatives. De plus, un des objectifs de ces temps forts étaient de permettre aux plus motivés de former un groupe de réflexion chargé de mettre en place d'autres projets, de créer une dynamique qui, pourquoi pas, dépasserait  même le cadre scolaire.

A suivre...